PALAIS DE LA CULTURE BERNARD BINLIN-DADIE D'ABIDJAN





Kodjo EBOUCLE


Kodjo Ebouclé

Kodjo EBOUCLE (1946-1999)


Né en 1946 à Adjamé, au bord de la lagune Ebrié, Kodjo Ebouclé a fait ses études primaires à Grand-Lahou (1956-1963) et secondaires à Dimbokro (1964-1967). En 1968, il entre à l’INA (aujourd’hui INSAAC) pour faire du théâtre. Il y restera jusqu’en 1972 avant d’effectuer un an de stage à l’Ecole normale supérieure d’Art dramatique de Strasbourg et de devenir professeur de théâtre (expression corporelle) et metteur en scène à l’INA et à l’INSAAC..



La carrière artistique de ce ‘’jeune premier’’ a commencé très tôt, jouant, parallèlement à ses études, dans de nombreuses pièces montées par la troupe de l’INA dont ‘’Le lion ou la perle’’ de Wole Soyinka, ‘’L’œil’’ de Bernard Zadi, ‘’Thôgô-Gnini’’ et ‘’Béatrice du Congo’’ de Bernard Dadié, ‘’La tragédie du roi Christophe’’ d’Aimé Césaire, etc.


Il s’est aussi intéressé à la télévision, présentant de nombreux sketches dont l ‘émission ‘’Palabres sous le baobab’’. Et il ne s’arrêtera pas là : il s’intéresse aussi au cinéma, jouant souvent les beaux rôles comme dans l’excellent court métrage ‘’Amaniè’’ de Roger Gnoan M’bala (1972), ‘’Abusuan’’ de Henri Duparc (1972) et dans le truculent long métrage ‘’Ablakon’’ (1985) de Roger Gnoan M’bala. Dans ce dernier film, Kodjo Ebouclé, dans le rôle d’un ‘’faux aviateur escroc’’, a obtenu deux prix de la meilleure interprétation masculine : au Fespaco (1985) et aux Journées cinématographiques de Carthage (1986).


On retient de Kodjo Ebouclé qu’il a été un excellent comédien et un grand metteur en scène de théâtre (‘’Une femme à louer’’ de François Campaux, 1986, ‘’Les œillères’’ de Kobina Sekiyi, 1993) et un excellent acteur de cinéma trop tôt disparu. Il était à la fois le premier et le meilleur régisseur ivoirien et particulièrement de film, participant à ce titre à la réalisation de nombreux films dont (‘’Les guérisseurs’’ et ‘’Tanoé des lagunes’’) de Sidiki Bakaba, de Jacques Champreux (‘’L’aventure ambiguë’’), d’Henri Duparc, etc. et tiendra la régie d'un film de Walt Disney tourné en Côte d'Ivoire.


Le gouvernement ivoirien lui a reconnu ses mérites en lui décernant, en 1990, la médaille d’Officier de l’Ordre du mérite culturel (1990) et, pour lui rendre hommage après sa mort, les organisateurs de ‘’Clap Ivoire’’ (première édition en 2002), ont donné son nom au Grand Prix de ce concours de vidéogrammes.Kodjo Ebouclé, il faut le rappeler, est décédé le 27 septembre 1999.